Catgorie « Histoire »

L'affouage ou la bonne gestion des bois de la commune

Pour préparer l’affouage,
Prendre 4 personnes,
Les envoyer dans les bois avec serpettes, bombes à marquer et papier/crayon,
Leur faire arpenter deux coupes de bois à la recherche des troncs griffés par les agents de l’ONF,
Leur faire répertorier ces troncs et cuber leur volume.
Additionner les volumes,
Puis les partager équitablement entre le nombre d’affouagistes.

Aujourd’hui, j’ai accompagné, pour la première fois, Gérard, Rémi et Daniel dans les bois de la commune.
Nous avons arpenté huit hectares, entre 13h30 et 17h.
Ils ont marqué presque 300 arbres sur pied et j’en ai établi la liste. La commune mettra à disposition des affouagistes environ 177 stères de bois de chauffage sur pied, principalement du charme, du hêtre et du chêne.

Nous avons encore deux demi-journées de marquage des houppiers de grumes vendues à des marchands de bois, ce qui complétera la portion d’affouage de chacun.

Le bois marqué cet après-midi brûlera dans nos cheminées au plus tôt l’hiver prochain, au mieux, l’hiver d’après.
Il n’a pas fini de nous réchauffer…

Il faisait un temps doux, presque chaud. Les couleurs étaient superbes, les odeurs de sous-bois extraordinaires.

Vraiment, c’était une bonne journée.

Chiots Terre-Neuve

2 adorables chiots terre-neuve sont disponibles au Moulin de Faverge.

Moulin de Faverge  – tel : 03 84 68 32 97  – courriel : jean-marie.josso@wanadoo.fr  N’hésitez pas à prendre contac … et si vous venez de loin, vous pouvez toujours faire étape à la maison …

Au Moulin, les Josso ont accueilli une nouvelle chienne Terre-Neuve pour étoffer leur élevage.
Je n’en avais jamais vu de cette couleur : noir et blanc. Elle est encore toute jeune, mais gageons que dans quelques mois, il y aura des portées noir et blanc, en plus des portées marrons…

Le Moulin de Faverge

En juin 2007, je faisais visiter le coin à mon amie Monique et en voulant lui montrer le château de Filain, je suis passée par Sorans les Cordiers où j’avais déjà repéré qu’il y avait un élevage de Terre-Neuve, sans jamais m’y être arrêtée.

Ce jour-là, en dessous du panneau indiquant l’entrée du moulin, il y avait une petite pancarte indiquant “B.B”…
D’office, j’avais traduit ces initiales par bébés et non par Bed and Breakfast comme certains ont pu le faire.

Et nous avons, à l’étonnement de Monique, bifurqué pour aller au Moulin.

Là, la famille Josso nous a accueilli et fait visiter l’élevage que Nicole tient.

Là, première surprise, je découvre qu’il existe des terre-neuve marron. Pour moi, il n’étaient que noir. Je suis tout de suite subjuguée par la couleur.

Deuxième surprise : c’est la première fois que je vois une portée de chiot terre-neuve… Et je suis tout de suite séduite !

En effet, une portée venait de naître. 8 petits chiots noirs ou marrons. 8 petites boules de poils. Enfin, petites, tout est relatif ! A la naissance, Caramelle pesait 720 grammes…
Chaque chiot pouvait être reconnu à la couleur du ruban qu’il portait au cou. Caramelle en avait un orange.

Caramelle, c’est le nom que nous avons choisi à la petite boule qui est venue me lécher les pieds ! 1ère visite

Et puis, avant qu’elle n’arrive à la maison, je suis retournée plusieurs fois lui rendre visite : Caramelle à 6 semaines

Là, elle est encore dans le box spécial des jeunes chiots, avec toute la portée. Elle a 6 semaines et pique un somme entre une partie de jeux et une tétée ! Faut dire que c’est plutôt épuisant de grandir si vite…

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*la pause Août 2007 : dernière photo chez les Josso. Caramelle est dehors, dans l’enclos réservé aux jeux des jeunes. Elle a bien profité ! Et a été bien élevée : chaque jour, toilettage, pesée, elle a l’habitude d’être manipulée et ne craint pas la main de l’homme. Elle est calme …et joueuse. Elle sait déjà approcher quand on l’appelle en tapant dans les mains. Mais ne sait pas encore ce qui l’attend dans peu de temps : 1er déménagement…

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En me confiant Caramelle, Nicole Josso m’a remis son carnet d’identification : fille de Altesse et de Platon des Chaltries Hurlevent, soeur de 7 chiens tous en bonne santé : Cimba (mâle marron), Callie (femelle noire), Cassis (femelle noire), Canelle (femelle marron), Chanelle (femelle marron), Chipie (femelle marron), Charlemagne (mâle marron).

*Caramelle juin 07

Caramelle en famille

Et la voici à Cenans, où elle découvre la vie. Elle va vite comprendre qu’une pomme pourrie n’est pas un repas digne d’un terre-neuve gourmet et saura vite choisir les pommes mures et juteuses à souhait qu’elle croque de bon appétit. Tout comme les mures qu’elle cueille délicatement du bout des dents ou les prunes qu’elle ramasse dans les chemins creux autour de la maison.

Caramelle à trois mois *

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*… et puis, pas le temps de se retourner et la voici grandelette, après quelques sacs de croquettes adaptées (je ne la nourris pas que de fruits) ! Caramelle sept 08

Entre les deux photos, il y a une année d’écart.

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en attendant la promenade

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Maintenant, elle est adulte. Elle est plus posée, toujours respectueuse de Jupiter, même si elle lui en fait voir en le chahutant un peu trop à son goût de vieux chien.

N’empêche qu’il s’occupe d’elle et la lèche souvent : la toilette

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*Au Moulin de Faverge, on attend avec impatience la venue d’une nouvelle portée ! La demande est plus importante que l’offre et la liste d’attente s’allonge ! Aussi, si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à prendre contact et à venir leur rendre visite.

Moulin de Faverge  – tel : 03 84 68 32 97  – courriel : jean-marie.josso@wanadoo.fr   … et si vous venez de loin, vous pourrez toujours faire étape à la maison …

Lait caramel-pincettes

Les enfants ont grandi. Ils sont partis mais reviennent régulièrement, souvents ou moins souvent, seuls ou accompagnés. Mais quand nous arrivons à nous réunir tous ensemble, nous aimons nous retrouver à partager un moment de calme autour de la cheminée, chacun avec un livre.

Dans le temps, la pièce de la cheminée était la pièce chaude de la maison. Et nous avions tendance à nous y regrouper pour profiter du crépitement du feu. Tout comme à la génération précédente les familles se regroupaient autour de la lampe à pétrole pour partager la lumière, nous nous rassemblions autour de la cheminée pour partager la chaleur.
C’était le temps où il n’y avait pas de télévision à la maison et notre attention n’était pas dispersée par les intrus de la lucarne magique.
C’était un temps de vacances où il faisait bon prendre son temps.

Autour de cette cheminée,  chaque soir, nous nous préparions un lait caramel-pincettes avant d’aller nous coucher.
Une tradition qui nous venait de Francis, le parrain de notre troisième fils. Il l’avait recueilli, enfant, chez ses parents qui habitaient au fond d’une vallée des Pyrénées, aux Eaux-Chaudes. Francis était issu d’une famille nombreuse et son père, douanier, ne roulait pas sur l’or. Alors chaque douceur, chaque “amélioration de l’ordinaire” était la bienvenue. Et le dimanche soir, sa mère leur préparait ce fameux lait caramel-pincettes. Francis nous a partagé cette recette un soir où il nous accueillait en famille. La voici :

Tout d’abord, réunir les enfants autour d’un feu de cheminée et leur demander d’être bien sages. Puis apporter autant de bols que d’enfants. Mettre à la braise du feu une ou deux pinces à bois. Prendre son temps. Expliquer que le feu brûle. Quand les pinces commencent à être bien rouge, apporter de la cuisine une casserole de lait bien chaud et mousseux. Verser le lait dans les bols. Prendre ensuite très rapidement un sucre en morceau avec la pince chaude et le tenir au dessus d’un bol. A la chaleur de la pince, le sucre caramélise et fond dans le lait. Remettre la pince à chauffer et recommencer autant de fois qu’il y a de bols…
C’est si simple de faire plaisir…

Encore maintenant, jeunes adultes, les enfants s’arrangent toujours pour recréer les conditions d’une soirée d’avant : un feu, pas de télé, chacun avec un livre et un lait caramel-pincettes.
Magie du geste partagé, simplicité des choses, bruits mythiques du crépitement du feu, du grésillement du caramel qui fond, odeur de lait chaud, odeur du sucre qui grille, du bois qui brûle. Rappel que parfois, des petits riens nous apportent plus que la sophistication promise par notre monde moderne et que le principal, c’est de pouvoir se réunir, heureux d’être ensemble, heureux de prendre le temps et de faire une pause avant de repartir vers le tourbillon de la vie.

Pour Luc, Cenans, c'est … ou plutôt, c'était…

 

Il est 22 heures et la nuit est tombée. Je me suis promené, tout à l’heure, et la pleine lune baignait la campagne d’une lueur magnifique et blafarde. Des nuages moutonnant se rassemblaient autour d’elle, comme si elle gardait le troupeau, apeuré par quelque loup d’étoiles. Les chiens que je promenais partaient au devant de moi, pour m’ouvrir le chemin.

Au moins, ici, ils se baladent en liberté, courent sans arrière-pensée après les oiseaux, se dépensent sans fin, et, le soir venu, après avoir longtemps joué encore, se couchent contre le poêle, pour passer la nuit au chaud. Je tourne moi aussi le dos au feu crépitant, en écrivant, ronronnant presque du plaisir de sentir cette douce chaleur pénétrer ma nuque.

C’est une vieille maison. La plaque de la cheminée de la cuisine porte la date de 1739. Mon arrière-arrière-grand-père l’a achetée dans sa jeunesse. C’est peut-être un ancien relais de poste à cheval, un bâtiment épais, autant fait pour résister aux rudes hivers de cette région, que pour garder la fraîcheur à l’intérieur pendant les chaleurs estivales. Beaucoup de légendes familiales flottent autour de cette bâtisse. Il y aurait des armes encore enterrées dans la cave, depuis la seconde guerre mondiale ; il y aurait des livres tellement vieux qu’ils en seraient inestimables dans la bibliothèque… Je crains qu’aucune ne soit vraie, mais c’est tellement agréable de se dire « et si ? », qu’on les répète finalement. Des générations se sont croisées, réunies, ici, des familles d’amis ont été hébergées, passant des discussions des adultes assis dehors après le déjeuner, se chauffant au soleil de l’été, aux cris des enfants jouant sur les balançoires, ou courant jusqu’à la rivière qui ferme le jardin.

Celui-ci est un grand terrain, coupé en deux par un petit muret de pierre. Ce dernier est ouvert par une petite porte, qui donne sur une allée entre des peupliers. L’allée mène, au fond, à cette rivière qui est presque à sec en été, mais qui, pour l’instant, bouillonne et tourbillonne à tout va.

Chaque pièce porte un nom particulier. L’entrée s’appelle la « salle des paons », parce que depuis toujours – au moins pour moi – elle a été décorée avec ces animaux sur les murs. Elle est souvent mal rangée, servant à ranger le banc d’extérieur qui nous accueille quand le temps est doux et que le soleil frappe de ses derniers rayons la façade, à entreposer les vélos qui nous servaient à nous déplacer quand nous étions enfants…

La table de la cuisine est une immense table ovale, qui date de mon arrière-grand-père. Cette table est originale en soi, parce que les tables de forme ovale sont extrêmement rares à cette époque. Il s’agit en fait d’un caprice de ma mère, enfant, à qui son grand-père avait demandé ce qu’elle voulait. J’ai toujours vu dans la cheminée monumentale – on pourrait y rôtir un bœuf entier – un poêle accolé à des plaques électriques, même si la cuisinière à bois actuelle est très récente.

C’est dans la cheminée de la salle à manger, qui pourtant est plus un salon qu’autre chose, que nous faisions chauffer à blanc des pinces à feu, durant les hivers. Nous attrapions ensuite des morceaux de sucres qui caramélisaient sur place, et nous les laissions tomber dans des tasses de lait, ce qui donnait un breuvage dont nous raffolions, tant pour la manœuvre qui nous semblait périlleuse, que pour le goût de la boisson.

Depuis toujours, le petit salon a abrité mes heures de lecture, quand je partais à la découverte de bandes dessinées recelées dans des cartons à l’étage, ou quand je me plongeais dans des livres d’aventure. Je ne suivais jamais – ou très rarement – mes frères dans leurs explorations ou dans leurs travaux dans les fermes voisines ; mes parents étaient assurés de toujours me trouver là, un livre entre les mains.

Le grand salon, lui, à l’étage, était en fait la chambre à coucher des parents, quand nous étions enfants. Les portraits qui ornent ses murs, des aïeux sévères, me terrifiaient quand j’étais minot : je croyais qu’ils me jugeaient ou n’aimaient pas mon remue-ménage. Je faisais donc le moins de bruit possible, en passant devant eux, pour ne pas les déranger. C’est une chambre spacieuse, dans les armoires – comtoises, bien entendu – de laquelle je venais chercher le vieux parachute de mon père, pour rêver un peu et l’enfiler.

La chambre rouge est ainsi dénommée à cause de l’immense lit à rideaux rouges qui y trône. C’est une vieille tradition comtoise, pour se protéger du froid la nuit : de grands rideaux tombent du plafond et descendent le long du lit, l’enfermant complètement dans son cône protecteur. J’ai passé de nombreux moments, rideaux fermés, à me cacher des regards, pour lire ou pour chahuter avec mes frères, ou pour me protéger de tous les mauvais esprits qui pourraient venir me tirer les doigts de pieds pendant la nuit.

La chambre jaune a été appelée ainsi à cause du même genre de lit, qui cette fois a des rideaux… jaunes, oui, c’est cela.

La chambre de bois, elle, est entièrement recouverte de lambris, qui lui donnent un aspect beaucoup plus rugueux que les autres pièces de la maison. Elle a toujours été le repère de mon frère cadet, qui l’a très tôt annexée, et décorée selon ses propres goûts, y entreposant ses cannes à pêche, barrant sa porte de panneaux trouvés dans la campagne.

Enfin, le grenier a toujours été un lieu d’évasion extraordinaire. Il n’a jamais été rangé, il y a un chantier de vieilles affaires plus ou moins rouillées, des meubles sous plastique, des livres et des revues dans des cartons, des outils, des pièces que nous n’utilisons plus depuis longtemps. La lumière n’y fonctionne pas toujours, et s’y retrouver – en pleine journée seulement, par peur des fantômes qui pourraient se réveiller – a toujours eu un délicieux goût d’aventure et de découverte.

C’est ici que j’ai les plus beaux et les plus nombreux souvenirs d’enfance. Nous déménagions souvent, mon père étant officier dans l’Armée de Terre, mais nous passions toutes nos vacances ici. C’est ici que nous avons fait nos pires bêtises, et passé des moments extraordinaires. C’est ici que, dans un duel épique à l’arc avec mon frère, j’ai failli avoir l’œil crevé. La flèche m’ayant loupé d’un ou deux centimètres, nous avons changé de jeu et joué aux pirates, puisque j’avais hérité d’un bandeau qui me barrait le visage. C’est ici que mes frères et moi-même avons trouvé de vieilles cigarettes de troupe datant d’un grand-père ou d’un arrière-grand-père, les avons prises discrètement et avons été dans la campagne les fumer. Mon plus jeune frère est revenu malade et proprement vert, ce que nous avons essayé de justifier – sans y réussir – par un abus de pommes pas assez mûres… C’est ici qu’un soir d’automne, promenant le chien, j’ai assisté à une scène de la nature que je n’oublierai pas. Je me suis retrouvé sur le pont qui coupe la rivière, alors que la lune se levait, apparaissant rousse au dessus de l’horizon, entre deux arbres, dans l’axe de la rivière. La brume se levait aussi, uniquement sur la rivière, lui donnant un air magique, enchanté. Le reste du ciel était limpide, et les étoiles commençaient à se révéler. J’aurais juré qu’une barque allait sortir silencieusement de la brume, avançant seule, et portant une silhouette de femme encapuchonnée, une prêtresse d’une ancienne religion, venue me parler de son monde et de son époque. C’est ici aussi, que, plus tard, j’ai passé une semaine entre amis, très exactement sept garçons et une fille. Lors d’une soirée en boîte de nuit à Besançon, nous avions fait à tour de rôle danser la jeune fille qui nous accompagnait, ce qui l’a obligée à consulter un médecin au retour, à cause du claquage musculaire dû à cette nuit de folie…

Nous y sommes venus à l’occasion du baptême d’un petit cousin, dans la région. Mais cela nous permet aussi d’ouvrir les eaux, de faire revivre la maison après son hibernation. Les hivers ici sont tellement rudes qu’il faut vidanger toutes les tuyauteries pour qu’elles n’explosent pas, prises par le gel. Pour ma part, je voudrais rester au chaud, près du feu, pour garder les chiens et lire, pendant que ma mère ira représenter la famille auprès des cousins. Mais probablement que je n’aurai pas le temps de lire ni d’écrire, puisqu’il faudra entretenir la cour, enlever les herbes qui poussent entre les dalles, désherber le chemin de cailloux blancs, tondre l’herbe s’il ne pleut pas… Mais malgré l’entretien que la maison et le terrain demandent, c’est un des rares endroits où je me sente vraiment bien, même si je n’aimerais pas y vivre à longueur de temps. Et, pour que j’y amène du monde, il faut vraiment que nous soyons intimes, même si c’est déjà arrivé. Car si les murs de cet endroit pouvaient parler, ils raconteraient beaucoup de secrets…

Pentecôte 2001

 

En réponse à mon “atelier d’écriture”, voici le texte que Luc m’a envoyé sur Cenans. Certainement la maison a subi des transformations et il n’y a plus de rideaux rouge ou jaune autour des lits. Il y a toujours des chiens, même si ce ne sont pas les mêmes. Il y a toujours des lunes extraordinaires qui se lèvent sur la rivière et des bouquins, pas tous vieux…

La vie des bêtes…

Je vais vous présenter les bêtes qui m’environnent. Et il y en a beaucoup.

Les sauvages, comme la libellule  qui aurait dû devenir le thème d’une des chambres.

libellule

Je pourrai aussi vous présenter l’écureuil roux si  mon appareil photo était suffisamment perfectionné pour prendre de loin cet animal si sauvage. Pareil pour les ragondins, lérots, taupes…

J’aurai pu aussi prendre les cigognes en photos… Dès le printemps prochain, j’essaye d’augmenter ma photothèque !

Alors je vais vous parler de mes bêtes “de compagnie” :

D’abord, le plus ancien, Jupiter, le fugueur: jupiter-avril-07Là, il guette sa proie préférée : le lézard. Jupiter passe un temps infini à chasser le lézard. C’est un grand jeu ! Le lézard n’est pas un ennemi, juste un amusement.lezard1Car des ennemis, il en a.

Est déclaré ennemi tout animal pouvant lui chiper des croquettes : les merles, merlettes et merloton, les chats bien sûr et le hérisson du jardin.
Dommage, je n’ai pas de photos du  hérisson. Ça manque aussi. Décidément, il va falloir que j’augmente la photothèque !
Il est, tout du moins il était, il y a un mois, la dernière fois que je l’ai vu, gras, gros et en bonne santé. Il niche sous un amas de bois et de feuilles dans le parc. Mais parfois, il rentre au bucher pour être plus près de la source des croquettes : la gamelle de Jupiter. Et là, c’est la corrida. Le chien est capable dans sa grande colère de déplacer une pile de bois pour rechercher le hérisson !

Jupiter est un magnifique bâtard de 10 ans. Sa mère s’appelait Etoile. C’était la chienne de Luc et Christine et surtout de leur fils Emmanuel. Une braque hongroise un peu trop noir. Du coup, elle avait quitté l’élevage du beau-frère pour une retraite franc-comtoise ! Là, elle y a rencontré un Bruno du Jura vadrouilleur… Et Jupiter tient de son père l’art de la fugue… amoureuse.

Jupiter ne chasse pas, ou peu. Quand il trouve une piste, il ne hurle pas, il cogne. Mais malgré nos fréquentes promenades en campagne, je l’ai rarement entendu cogner. Une fois, derrière une biche ou un chevreuil. Par ailleurs, ce n’est pas un chien d’eau. Il déteste se mouiller les pattes et il n’est pas question qu’il aille se baigner dans la rivière. Les canards ne l’intéressent pas du tout et quand nous habitions Bourges et nous promenions dans les marais, j’ai vu le chien passer à moins d’un mètre des canards qui le connaissaient pour le voir tous les jours et ni l’un ni les autres ne se sont regardés !

Mais quand même, dans le parc, il y a un animal qui l’agace encore plus que le hérisson, c’est l’écureuil ! Pourtant, je n’ai jamais vu l’écureuil venir chercher à manger dans sa gamelle !

Depuis quelques mois, Jupiter a de la compagnie. Et quelle compagnie ! Au bas mot, 65 kg d’amour envahissant ! Une Terre-Neuve ! Elle s’appelle Caramelle et elle a maintenant 18 mois.

Elle est née au Moulin de Faverge où sa mère Altesse habite. Altesse est l’une des chiennes de l’élevage tenue d’une manière parfaite par Nicole Josso. Elle a eu 7 frères et soeurs, soit chocolat comme elle, soit noir.

La voici à 3 mois : caramelle-a-trois-mois2

Elle venait d’arriver à la maison et découvrait son environnement. Jupiter lui a appris à vivre. C’est lui le chef !  non mais des fois. Il l’a corrigé un certain nombre de fois, surtout tant qu’elle a été plus petite que lui !
Maintenant, c’est toujours lui le chef et elle attend qu’il ait terminé sa gamelle pour manger… mais en promenade, elle se rattrape et l’embête comme il faut. Elle se met devant lui pour l’empêcher d’avancer, lui mord l’arrière train, joue à saute-mouton avec lui, lui donne des coups de pattes qui le font valdinguer et mon pauvre vieux chien vient dans mes jambes se faire protéger et consoler !

caramelle-sept-08La voici prenant la pause devant la maison !

caramelle-sept-081

Vacances

Dans cette maison, beaucoup d’enfants ont des souvenirs de vacances.

Ma mère, par exemple, qui venait rendre visite à ses grands-parents paternels.

Elle nous racontait que venir à Cenans n’était pas toujours folichon pour une fillette, car son grand-père, pour l’occuper, lui faisait désherber à la binette les allées bordées de buis du jardin en récitant les déclinaisons latines qu’il s’était fait un devoir de lui apprendre.

Cela ne l’avait pas dégoutée ni du jardinage, ni des études…

La preuve : la voici, à juste 22 ans , à la sortie du Palais où elle venait de défendre une “bonne” cause. La photo est un peu floue, mais c’est bien elle.

Mais revenons à Cenans.

Voilà ce qui reste de la bordure de buis de l’allée : un seul rescapé qui a bien besoin d’une petite taille…