La gazette du Relais

27 juin 2008

Depuis que je me suis installée ici, j’ai découvert une activité que je n’avais pas eu le temps d’exercer pendant ma vie professionnelle : l’atelier d’écriture. Ce soir, vendredi 27, nous avons eu notre dernière séance de l’année.
Parmi d’autres thèmes, notre animatrice, Christiane, nous a proposé d’écrire sur les métaphores des quatre éléments. L’énoncé de l’exercice était : Avec quel élément notre imaginaire est-il le plus en concordance: air, terre, eau et feu.

Même si je suis hors sujet car je suis loin de l’imaginaire, vu les circonstances, je vous propose mon texte :

J’habite une grande et vieille maison, qui, jusqu’à aujourd’hui, n’avait pas de chauffage central.
Mais depuis ce matin une chaudière trône dans un ancien garage rebaptisé Chaufferie avec un C majuscule.
Quand j’ai vu le camion manoeuvré dans la cour où l’équipe de plombier le guidait, j’ai couru chercher mon appareil photo pour immortaliser l’instant magique où la maison gagnait en modernité et confort.

La livraison de la chaudière est l’aboutissement d’une longue réflexion. Choisir l’énergie qui va nous chauffer, réchauffer et réconforter sans nous ruiner est une opération complexe. Il y a tant de paramètres qui entrent en compte et tant d’énergies à analyser et aussi tant d’impondérables à évaluer, comme la profondeur de mon porte-monnaie ou le poids de mon bas de laine.
Pour me chauffer, j’aurais pu choisir l’air. J’aurais bien aimé. Mais les contraintes de la rénovation rendaient cette énergie compliquée à utiliser. En soufflerie, le nombre de pompe à chaleur Air/Air aurait été trop important et je craignais le désèchement des meubles. En pompe à chaleur Air/Eau, la surface des radiateurs aurait été trop importante pour bien s’intégrer dans les pièces. Et qui plus est, dans nos régions, l’air froid peut être réellement très froid, et l’économie s’en trouve affectée.

J’aurais pu aussi choisir l’eau. J’ai même fait venir deux sourciers. L’un m’a dit que j’avais assez d’eau en souterrain pour envisager l’installation d’une pompe à chaleur Eau/Eau, l’autre m’a dit le contraire… J’aurais pu choisir un autre liquide, tel que le fuel. Mais là, ce sont les prix qui flambent et j’ai craint de ne pas avoir une retraite suffisante pour me chauffer dans mes vieux jours.

J’aurais pu choisir la terre. Mais il m’aurait fallu jouer au loto pour financer les puits de géothermie.
J’aurais pu choisir le feu du soleil. Mais, question rentabilité, ce n’est pas encore ça. Le retour sur investissement est beaucoup trop long.

Alors, j’ai choisi le feu du bois. Mon signe astral est, m’a dit Henriette, le feu qui règne. Alors qu’est-ce qui y ressemble le plus qu’un feu de bois vigoureux et chaleureux, un feu de bois qui dure jusqu’à vingt heures sans le recharger, qui brûle et rebrûle les gaz de combustion et les cendres…
Donc, depuis ce matin, je vais pouvoir dompter le feu dans la Chaufferie, lui dire de chauffer mon ballon d’eau sanitaire, ou le circuit de chauffage central, lui ordonner de brûler tout doux ou puissamment.
Et ce feu de bois aidera, l’hiver venu, à rendre ma maison chaleureuse et accueillante.

Ce que notre groupe de l’atelier d’écriture n’aura pas vu, ce sont les photos que voici :

* Descente de la chaudière du camion

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Mise en place de la chaudière dans la Chaufferie

à droite, en blanc, le ballon d’eau chaude sanitaire de 500 litres, chauffage mixte électricité ou chaudière bois bûche.

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*Descente du camion du ballon tampon de 1 800 litres, servant de réserve d’eau chaude du circuit de chauffage central

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La chaudière est de marque FRÖLHING, type FHG turbo3000-40 puissance 40 W

Elle a été mise en place par la sympathique équipe de plombiers de l’entreprise POUGET SARL, basée à Rioz.

Un commentaire pour “27 juin 2008”

  1. Air ? Terre ? Eau ? Feu ?… et le 5ème élément qui se trouve en toi ? Ne l’oublies pas ! En tout cas moi, je veux témoigner ici de ta propre énergie que tu entretiens avec force et vigueur, que tu arraches au plus profond de toi, au risque de parfois la voir s’épuiser si tu ne l’alimentais pas de ton courage et ta volonté…. mais c’est vrai que cette énergie n’est pas installée dans un coin de la maison puisque c’est l’âme que tu lui donnes, elle irradie (non non ce n’est pas dangereux, juste contagieux !) elle s’exprime, parfois avec force et belle éloquence, héritage maternel sans doute !

    Voilà Cenans chauffé ! Une page se tourne ! adieu les shampoings sous une douche glacée, finis les déshabillages en vitesse dans une chanbre où la température est sibérienne, pardon, francontoise, et qu’ensuite il faut se glisser dans les draps un peu rugueux mais surtout gelés, et voir sa respiration se transformer en nuage… je me demande si parfois posséder un bonnet de nuit n’était pas un désir inavouable !.
    Dommage pour ceux qui n’auront pas connu cette époque, du XXème siècle et début XXIème…
    J’attends maintenant la suite des aventures de cette maison qui se transforme, se modernise mais garde toute son âme grâce à son Anne.
    Karoline

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